Pour notre dernière séance ensemble nous voulions quelque chose de particulier, au moins dans la forme. J’ai passé une perruque et des ailes blanches, enfilé un corset, des bas et des mitaines blanches aussi. Les accessoires noirs révèleraient le contraste entre la pureté et le trash, l’ange et la catin. Nous sommes allés au caveau, l’endroit idéal pour que le paradis descende dans notre petit enfer personnel. Nous étions là, conscients de partager nos derniers instants, notre dernière séance. Entre nous c’était maintenant ou jamais. Il y avait une charge érotique forte, une émotion intense qui faisait presque vibrer l'air alentour. Ce moment venait conclure 24 heures de soumission.
Maître a entravé mes poignets et mes chevilles sur les écarteurs. Nous aimons beaucoup les jeux de pinces… il en a posé partout : la bouche, les seins, les lèvres, le clito. Il les agaçait avec la badine, le martinet ou les doigts.
J’aime ces sensations si particulières.
Puis il m’a penché en avant, sur le dossier d’une chaise et a
introduit le long plug metallique dans mon cul. Toujours en me fouettant, il a posé le vibrateur sur la rondelle du plug. Mon ventre s’est mis à vibrer, mon cul s’est mis à vibrer, tout mon corps
ployé vers l’avant s’est mis à vibrer. En jouissant, je gémissais comme une chienne au supplice délicieux.
Puis Maître m’a assise sur la chaise, sur le plug en ajoutant le gode ventouse dans ma chatte et le gode noir dans ma bouche. Triple pénétration ! Il a lié mes chevilles aux chaînes et les a tirées vers le haut. Ouverte, offerte et prise. Impuissante. Soumise à ses caprices, j’étais en plein lâcher prise. La badine a cinglé l’air, le martinet a figolé la préparation de la chienne. Le vibrateur m’a achevé pendant que Maître pétrissait mes seins à pleine main. J’ai joui, j’ai explosé en criant, je me suis répandue sur le sol du caveau en long jet de plaisir. Pour finir épuisée, vidée, en ange déchu. Il a posé sa bite sur ma langue et je l'ai sucé en m'agrippant à son ventre, ses couilles, ses cuisses. Il a joui. Je l'ai gardé en bouche longtemps, jusqu'au dernier soubressaut. J'ai goutté jusqu'à la dernière larme de sperme.
Il reste après ça le sentiment que le monde peut cesser de battre, plus rien n'a alors d'importance.
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